SITUATIONS DE SOUFFRANCE

  

Qu’est-ce que la souffrance ?



Autant le terme douleur s’applique au corps physique, autant celui de souffrance concerne plus le domaine psychique. « J’ai mal » dit un enfant qui est tombé et s’est blessé le bras, le genou, après un choc sur le bitume. « Je suis mal » dira plutôt un adulte qui souffre, qui lui aussi a vécu un choc ou a laissé des micro-fissures faire leur chemin en lui.


La souffrance peut être assimilée à un déséquilibre interne, psychique ou émotionnel. Sur un plan purement mécanique, ce serait comme un système grippé, qui ne peut plus  fonctionner de manière fluide parce qu’à un ou plusieurs endroits, le mécanisme est gêné. 


La vie psychique de l’être humain ne se résume bien entendu pas à un assemblage de roues, pistons et autres mécanismes aussi complexes soient-ils. Mais quelle que soit la vision de l’être que chacun a, la souffrance correspond bien à un frottement qui crée un inconfort allant de la simple gêne au mal-être profond.

 

 

Quelles sont les situations de souffrance rencontrées ?

 



L’inconfort, le stress ponctuel pouvant amener à éviter certaines situations  (s’arranger pour ne jamais entrer en conflit, ne plus parler en public, ne pas prendre de responsabilités etc.)


Le malaise, les angoisses, qui peuvent se traduire par des réactions phobiques, de panique,  l’essoufflement de plus en plus fréquent, une motivation en berne, l’impression que sa manière d’être habituelle est plus assimilable à de vieux comportements aux ressorts usés. De tels symptômes peuvent se manifester suite à : 

  • La mort d’un être aimé
  • Une rupture amoureuse
  • Un licenciement douloureux
  • Une agression (physique, verbale, psychique)
  • Un changement de vie majeur (divorce, mariage, arrivée d’un enfant, retraite etc.)
  • Une modification importante du cadre de vie (déménagement, changement de travail etc.)…

 

Le mal-être profond qui peut aller jusqu’à une remise en question conséquente voire à la dépression, au burn-out. Cela peut se traduire par :

  • une absence d’envie de vivre, de sortir,
  • un repli sur soi
  • des insomnies prolongées ou au contraire un excès de sommeil
  • un épuisement physique et psychique
  • le sentiment que « tout est trop dur  dans la vie », « que ce n’est plus possible de continuer comme cela »

 

 

Quelle est l'origine de la souffrance ?

 

Un choc, un traumatisme qui se transforme en trauma, c’est-à-dire qui s’installe dans l’être, dans sa psyché, qui laisse une trace : perte d’un être cher qui devient un deuil pathologique, agression verbale, physique, changement brutal, subi ou sentiment d’un échec cuisant personnel ou professionnel

 

Des micro-chocs répétés qui créent une fragilité, une vulnérabilité voire des blessures : difficultés relationnelles récurrentes, sentiment répété d’être incompris, pas entendu, pas valorisé, pas aimé

 

- Des choix, des comportements qui donnent l’impression de partir à contre-courant de soi-même. Cela peut aller jusqu’à se sentir étranger à soi-même, ne pas se sentir maître de sa vie

 

Ces situations et événements génèrent de la souffrance dans la mesure où ils ne sont pas exprimés, pas dits, pas nommés. Pas dit parce qu’accompagnés d’un sentiment de honte ou pour ne pas inquiéter ou parce que « ce n’est pas si grave » ou simplement parce que soi-même on ne s’en rend pas compte. La personne les garde en elle ce qui crée un enkystement, une empreinte, laisse une trace douloureuse.

 

 

Comment peut-on dépasser la souffrance, la traverser, la transformer ?

 

 

La souffrance n’est pas une fatalité, ce n’est pas le produit du hasard, de la malchance. Ce n’est pas non plus une nécessité. Il est possible d’en sortir et d’aller vers le bien-être, la joie de vivre, le bonheur.


Nous enregistrons, gardons en nous, développons, pour nous protéger, des comportements qui  évitent de souffrir à nouveau. Ces comportements, tout en écartant des risques de souffrance, sont autant de limitations, autant de freins à l’épanouissement. Faire quelque chose de cette souffrance passe donc par :


la reconnaître d’abord en soi, par la parole : oui je souffre, je suis mal, ça ne va pas dans ma vie

 

l’identifier autant que possible et l’exprimer: à l’évocation de tel ou tel point, événement, relation, sujet, je me sens déprimé, triste, en colère etc. mon estomac se contracte, ma gorge se serre, les larmes montent…

 

la comprendre et l’accepter pleinement, au sens d’intellectuellement comprendre son origine et dans un mouvement plus large « la faire sienne » « prendre avec »,


la dépasser, la transformer par un travail de nettoyage émotionnel qui permet de rétablir l’équilibre psychique et rendre à nouveau disponible l’énergie préalablement retenue

 

- mettre cette énergie au service de la vie.

 

 

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